L’ara chloroptère

 

La première fois que j’ai vu un ara chloroptère, en perroquet de compagnie, je dois dire que j’ai été…impressionnée… et pourquoi ne pas le reconnaitre, un peu inquiète !

Un si grand oiseau, avec un si gros bec…

Aujourd’hui, après avoir élevé un certain nombre de ces magnifiques oiseaux, je suis toujours impressionnée.

Non pas par leur taille, par leur gros bec, mais par leur beauté, leur intelligence, et il faut le dire, par leur caractère doux, calme et affectueux.

Soyons clairs : ce ne sont tout de même  pas des peluches que l’on manipule à son gré.

Un perroquet, grand ou petit, nerveux ou paisible, tranquille ou plus remuant, reste un perroquet, c’est à dire un être vivant qui a besoin de s’exprimer, de bouger, et d’être respecté dans sa nature d’oiseau.

En matière d’élevage, tout commence par une rencontre !

Il faut que le couple s’entende bien, et si c’est le cas, après un temps plus ou moins long, l’amour, et souvent, le Grand Amour, s’installe chez le couple.

SI, les parents sont bien logés, c’est à dire confortablement, si les oiseaux sont nourris en fonction des impératifs de leur espèce, en matière de nutrition, si le nid est bien placé, adapté à l’espèce, il est possible d’espérer de la reproduction.

Tout commence par des visites dans le nid, puis une ponte, puis un temps de couvaison et enfin de l’éclosion des poussins
.

Et voilà, le petit est né, souvent avec deux autres poussins car les pontes sont généralement de deux souvent trois oeufs.

Evidemment, tous les oeufs ne sont pas tojours fécondés, et/ou les naissances ne sont pas toujours comme l’on aimerait que cela se passe.

Les petits restent au nid des parents pendant plusieurs semaines, bien nourris et choyés tant par le mâle que par la femelle.

C’est une période pendant laquelle l’éleveur doit particulièrement faire attention à l’apport d’une alimentation, suffisante en volume, bien fraîche et adaptée tant pour les parents que pour les poussins.

Il n’est pas rare de devoir remplir les mangeoires plusieurs fois par jour.Les repas, des volières avec des petits au nid, sont distribués en priorité, tôt matin.

Ça mange beaucoup ces gros becs de – encore – petits perroquets.

Tout d’abord, l’oisillon, sans plumes,mais avec un gros jabot, est nourri par ses parents.
Puis, généralement lorsque les paupières commencent à s’ouvrir, il est temps de poser une bague, fermée, d’identification du jeune perroquet.

Ensuite, les petits grandissent au nid, se couvrent de plumes, et sont prélevés au nid pour terminer le sevrage et la socialisation.

Voici un moment important de la croissance d’un jeune perroquet.

Apprendre à se percher en toute sécurité, puis découvrir le bonheur d’ouvrir les ailes

Bientôt, ce jeune aura suffisamment de force pour découvrir qu’il peut voler !

N’oublions jamais que si un oiseau a deux ailes, c’est pour pouvoir voler

Dès que les jeunes, en salle d’élevage, peuvent se servir de leurs ailes, plusieurs fois par jour, j’ouvre les grandes les portes des cages, et les jeunes perroquets peuvent rejoindre le balcon, sur des perchoirs et balançoires en corde.
C’est un moment qu’ils adorent, et ils peuvent ainsi profiter du soleil, du grand air, faire connaissance avec le vent, la pluie, la nature.

Un moment de vie important pour leur construction de perroquets vers l’âge adulte.

Le temps de l’élevage à la main est une période importante.

Élever à la main, cela ne veut pas dire, uniquement,donner à manger à la seringue et/ou à la petite cuillère

Élever à la main, c’est observer le développement de l’oiseau, son développement physique : taille, poids, qualité du plumage, évolution du comportement.

Élever à la main, c’est observer l’oiseau, l’accompagner dans sa découverte du monde: découvrir une nouvelle nourriture, plus solide et variée; se percher; battre des ailes; commencer battre des ailes, et apprendre à voler, etc.

Surtout, il ne faut pas donner au jeune oiseau l’occasion d’être confronté à des expériences douloureuses, physiques et/ou psychiques, d’enregistrer des situations de stress, voire d’angoisse.

Toutes ces expériences douloureuses pourraient être des motifs, plus tard, à l’âge adulte, de comportements non désirés.

La responsabilité de l’éleveur est engagée, c’est pour ces raisons qu’aucun de mes jeunes oiseaux ne quitte mon élevage avant d’être parfaitement sevré.

 

Et voici arrivé le grand jour !

Première rencontre avec l’humain adoptant.

Ce moment est toujours merveilleux, mais, convenons-en, un peu stressant pour l’humain adoptant, pour l’oiseau sans doute, et sans aucun doute pour l’éleveur…

En ayant préparé l’humain adoptant sur la conduite et le comportement à tenir dès les premières minutes de présentation, en parlant beaucoup et doucement à l’oiseau pour qu’il ne ressente aucune inquiétude dans notre voix et notre comportement : tout se passe bien!

C’est le moment de prendre son temps, de commencer à s’observer, de sentir notre cœur battre la chamade…     

Un moment vraiment merveilleux.

Prendre son temps, commencer à nouer des liens solides, mettre en placer les premières bases d’une confiance et d’un respect réciproques.

L’humain adoptant et l’oiseau vont vivre ensemble une grande, belle et longue aventure de vie, alors, il ne s’agit pas de rater le départ.

Et voilà….

C’est le grand départ vers une nouvelle vie !

Une nouvelle vie pour le jeune oiseau, mais une nouvelle vie pour l’humain adoptant qui va, au fil du temps, découvrir son oiseau, son intelligence, sa vie émotionnelle, ses jeux, ses pirouettes, ses envols .. Je ne parle pas de fugue, mais de l’apprentissage du vol, et de la vie en famille.

L’ara chloroptère…Parlons-en !

Certes, la communication par mail, Messenger, SMS est rapide, pratique, mais rien ne vaut une vraie communication verbale avec l’éleveur.

Adopter un perroquet, adopter un grand ara, comme l’ara chloroptère est une démarche importante, qu’il faut préparer avec conscience.

Évidement, il ne m’est pas possible d’être disponible, 24/24, pour un tel entretien téléphonique.

Cependant, avec un peu d’organisation, de part et d’autres, nous arriverons à parler de votre projet, et c’est toujours avec plaisir que je répondrai à vos questionnements.

Alors, à bientôt, peut-être… Qui sait ?

Suzy Liebaert-Guasch
Éleveur, comportementaliste aviaire,
et passionnée par ces oiseaux merveilleux que sont les perroquets

 

Pour me joindre :

– Par téléphone : + 33 (0) 677 680 745

 

– Par e-mail : suzy@passion-perroquet.fr